Les États-Unis détiennent un « acte d'accusation secret » contre Julian Assange depuis plus d'un an. Cette information confidentielle a été dévoilée aujourd'hui par un quotidien australien.

Parmi les 5 millions de courriels subtilisés à Stratfor, une firme privée de renseignements, un échange entre le vice-président de la compagnie Fred Burton et des analystes fait mention d'un « acte d'accusation secret » contre Assange. Burton indique aux destinataires de protéger cette information et de ne pas la publier.

Le Sydney Morning Herald a publié cette histoire en exclusivité mercredi, détenant un accès sécurisé aux courriels de Stratfor. Le journal se positionne comme un partenaire de Wikileaks dans cette enquête.

Selon le Herald , Fred Burton est un expert en sécurité et en contre-terrorisme. Il entretient d'étroites relations avec les services de renseignement et les agences d'application de la loi de Washington. Wikileaks révèle sur son site qu'on trouve dans les courriels de Burton la preuve que « le gouvernement américain utilise les mêmes stratégies de contre-terrorisme avec Julian Assange et Wikileaks qu'avec Al-Qaïda. »

Julian Assange, citoyen australien, est sous investigation d'un grand jury américain depuis des dizaines de mois, mais aucun acte d'accusation n'avait encore été porté contre lui. Les autorités américaines aimeraient bien le traduire en justice pour espionnage et trahison suite à la publication de documents diplomatiques et militaires confidentiels sur le web.

Le fondateur de Wikileaks est présentement assigné à résidence en Grande-Bretagne en attendant la décision de la cour d'appel concernant son extradition en Suède où il fait face à des accusations d'agressions sexuelles. Assange nie cette affaire et estime que ce n'est qu'une stratégie politique pour l'amener aux États-Unis. Avec cet acte d'accusation secret, son extradition vers l'Amérique pourrait se concrétiser, et ce malgré toutes les procédures déjà entamées.

Sources : AFP , Sydney Morning Herald , Wikileaks , Le Monde

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