Jamais IBM n'aurait été aussi près de pouvoir produire en masse des ordinateurs quantiques. Grâce à des qubits supraconducteurs, les chercheurs d'IBM auraient été en mesure de maintenir la cohérence de ces unités d'informations quantiques assez longtemps pour permettre des calculs informatisés viables.

IBM a choisi d'investir dans une technologie utilisant des qubits supraconducteurs créés à partir de silicone, ce qui pourrait permettre la production à grande échelle. Contrairement aux bits, qui transportent l'information selon deux états distincts, représentés par 0 ou 1, les qubits (les unités qui transportent l'information en informatique quantique) peuvent se maintenir un état où ils sont à la fois 0 et 1. On appelle cet état la cohérence.

Malheureusement, des interférences avec d'autres parties de l'ordinateur forcent les qubits à retourner à un état 0 (phénomène appelé la décohérence), ce qui produit des erreurs dans les calculs. Le défi de l'informatique quantique réside dans le fait de maintenir l'état de cohérence assez longtemps pour permettre à des modèles de correction d'éliminer ces erreurs. On parle d'environ 100 microsecondes.

En 1999, les scientifiques pouvaient conserver l'état de cohérence des qubits environ 1 nanosecondes (10-9 seconde). Grâce aux nouvelles techniques déployées par IBM, on parle désormais de 10 à 100 microsecondes (10-6 seconde). Les scientifiques voudraient se donner une marge d'erreur en augmentant encore ce chiffre et sont convaincus de pouvoir y arriver prochainement.

L'informatique quantique, si elle devient possible, révolutionnera l'informatique en permettant des opérations jusqu'à aujourd'hui impossibles. Selon IBM, 250 qubits en état de cohérence contiennent plus de bits d'informations qu'il ne se trouve d'atomes dans l'univers.

Sources : IBM , Forbes

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