Jeux vidéo et contenus téléchargeables: comment limiter ses dépenses?

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On appelle DLC (pour «Downloadable content», c'est-à-dire «contenu téléchargeable») tout supplément d'un jeu vidéo offert en téléchargement par l'entremise d'une console de jeu ou d'un ordinateur connecté à Internet. Les DLC ont pour but de compléter ou de renouveler l'expérience de jeu d'un titre déjà acheté. Leur nature est variée, allant du simple costume qui ne fera que changer l'aspect du personnage à l'extension qui pourra prolonger d'une dizaine d'heures le scénario principal du jeu.

Selon l'Electronic Entertainment Design and Research (EEDAR), la plus grande compagnie de recherche spécialisée dans les jeux vidéo, les DLC ont généré plus de 875 millions de dollars en 2011 en Amérique du Nord. Un propriétaire de console sur deux aurait acheté des DLC au cours de cette même année, contre 34 % en 2009.

Contenus ou arnaques téléchargeables?

L'une des raisons qui expliquent le succès des DLC est leur facilité d'achat. Le joueur se rend sur le portail de vente depuis sa console, choisit le produit qui l'intéresse, entre ses données bancaires, effectue le paiement, installe le contenu et peut en profiter quelques minutes plus tard. Les prix sont assez bas, oscillant souvent entre 99 ¢ et 14,99 $.

Les DLC ne font pas toujours le bonheur des consommateurs pour autant. On a reproché à la compagnie Namco, par exemple, d'avoir vendu des niveaux additionnels téléchargeables qui, en réalité, auraient déjà été présents sur le disque, mais qui devaient être débloqués.

Dans un autre registre, Assassin's Creed 2, de l'éditeur Ubisoft, proposait un scénario segmenté en chapitres. Les joueurs ont eu la surprise, au moment de l'achat, de constater que deux des chapitres manquaient au milieu de l'histoire, avant de comprendre qu'ils leur seraient vendus séparément sous forme de DLC. Il était possible de terminer le jeu sans acheter l'extension, mais il valait mieux le faire pour bien comprendre l'histoire.

Ce ne sont là, hélas, que quelques exemples de déboires que peuvent occasionner les DLC. Consulter les sites spécialisés et les commentaires des joueurs constitue la meilleure arme face à ces pratiques. On peut par exemple visiter les sites jeuxvideo.com, JeuxVideo.fr ou Gamekult.

Contrôle parental et autres solutions

Une fois qu'un numéro de carte de crédit a été enregistré dans le système, on peut continuer de faire des achats. Le contrôle parental est la meilleure façon d'éviter les mauvaises surprises à la fin du mois. «Les consoles possèdent un dispositif qui permet aux parents de paramétrer les jeux auxquels leur enfant peut jouer, l'accessibilité à Internet et les fonctionnalités d'achat, généralement à l'aide d'un système de mot de passe ou de NIP», explique Phil Ea, gérant adjoint de la boutique de jeux vidéo EB Games de la Plaza St-Hubert, à Montréal. La marche à suivre pour paramétrer ces options se trouve facilement, au moyen de tout moteur de recherche, en entrant simplement le nom de la console concernée et les mots-clés «contrôle parental».

Par ailleurs, tout achat en ligne comporte des risques, et le téléchargement de DLC n'y échappe pas. Si les systèmes de transaction des éditeurs de jeux sont généralement sûrs, ils ne sont pas à l'abri du piratage, comme le démontrent les millions de comptes compromis lors de l'attaque ayant visé le PlayStation Network en avril 2011.

Une autre option pour limiter ces risques: les cartes prépayées. Offertes pour toutes les grandes marques de consoles, elles s'achètent dans le commerce et valent une somme précise qui ne pourra être dépensée qu'une seule fois, à l'aide d'un code à entrer sur le portail d'achat de la console.

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